octobre 8novembre 7

LE CERCLE MONTGRAND

TOUT NATURELLEMENT-  L’idée de nature dans la représentation artistique

Saison 1
Si certains artistes ont placé la nature au cœur de leur œuvre, d’autres se confrontent occasionnellement au paysage, à sa puissance, d’autres encore consacrent leur travail à une exploration autour et avec la nature.
l’Art comme instrument sociétal, la Nature au centre du débat, de sa représentation la plus classique, la plus conforme à la reproduction, à l’image, jusqu’à ses approches les plus actuelles, les plus engagées, l’idée de Nature aujourd’hui remet en question les enjeux entre réalisme et alertes écologiques. L’idée de nature a beaucoup évolué. Cette exposition en plusieurs Saisons pose donc la question de la relation de l’art à la nature, du peintre allant sur le motif, du photographe arpentant les sentiers, à l’insertion de l’œuvre dans un environnement naturel ou à la production la plus engagée. Les objets de nature manipulés, interprétés par l’artiste peuvent en outre s’inscrire sur une échelle de temps, temps cosmique, temps géologique, temps cyclique de la vie végétale, temps fugace de l’événement. L‘homme, figure fragile et peut-être provisoire, craint-il parfois d’être submergé par la marée inévitable de la suprématie de la nature ? Ou s’inquiète t-il de la survie d’un équilibre naturel indispensable à sa propre existence ? Quoiqu’il en soit il fait état de sa conscience écologique. Si le progrès reste une utopie radieuse, il peut prendre la mesure de la puissance destructive inventée par lui. Tout naturellement, ré écrivons la nature, ramenons la dans l’espace d’exposition, dessinons un jardin imaginaire, un panorama immersif, découvrons à nouveau une sensualité brimée, une émotion féconde.

 

JEAN-BAPTISTE GAUBERT

 

Courir les bois, arpenter les collines, Jean-Baptiste Gaubert plonge son regard dans une nature qu’il souhaite respectée. Peintre et musicien, il partage sa vie un pied sur notre continent, l’autre sur un ailleurs, au bord des Grands Lacs dont il se repait de l’environnement. Totalement engagé, farouche défenseur des beautés naturelles, son Empreinte, celle de son pouce, incrustée dans le champ de son imagination, signe l’impact de l’homme sur la nature. Un manifeste direct, sans ambigüité.

LISE COUZINIER

Portrait © Sylvie Frémiot
Arbres, installation in situ © Sylvie Frémiot

Scénographe, photographe, Lise Couzinier co-dirige le Festival Arborescence de 2001 à 2008, marquée par les liens entre art, nature et nouvelles technologies. En un mot la question écologique est au centre de son travail. En « faiseuse d’images », entre photo et installation, Lise développe une forêt imaginaire, si fragile, si aérienne, une œuvre immersive d’une grande poésie. En donneuse d’alerte, elle instrumentalise son bras levé vers le ciel, tel un arbitre sportif brandissant un carton rouge sur des plaies faites au naturel.

BERNARD PESCE

Montagne du Queyras
Portrait © Malika Mokadem

De photographe de mode repéré par de « cultissismes » éditions aux magazines d’actualité pour lesquels il croque quelques célébrités, Bernard Pesce a fait de la photographie son crédo. Pour autant, l’enfant solitaire de Porquerolles ne néglige pas son travail d’auteur. Il publie récemment un ouvrage sur son île, son territoire, et, à pas de loup parcourt la forêt hivernale du Queyras, comme il peut parcourir les banlieues citadines. La frontalité radicale de ses images du Queyras raconte la rigueur de l’hiver, la nature hostile de lieux semblant hantés.

JEAN-NOËL LASZLO

Portrait © Gilles Boudot

Le dire avec des mots. Artiste de communication, graphiste, à l’interface de l’image et du message, Jean-Noël Laszlo, auteur, se joue des mots en lettres capitales, mais jamais des principes qu’il s’est assignés. La lettre, celle du Mail , tout comme celle du signe calligraphique formant le mot, le mot, le concept toujours en référence à ses Maîtres sont au centre de ses recherches. Se terre, il suffisait d’un seul mot pour résumer notre exposition.

RICHARD ROUX-GIUDE

Les Hybrides

Bien connu du monde de l’art niçois, Richard Roux- Giude, enfant, aime l’école, la collectivité. Rien de plus normal alors qu’il devienne enseignant, enseignant des professeurs d’art plus exactement. Pour cette série, Hybrides, il travaille ses images à l’encre et les colorie aux pinceaux, créant des êtres mi hommes, mi animaux des bois sur divers supports de récupération. Mutations déshumanisantes, ses personnages respirent douceur et décontraction. Enfin dans leur univers ?